C’est un peu la gueule de bois pour la droite départementale en ce lundi matin. Elle qui espérait et qui croyait dur comme fer qu’elle pouvait, investir le conseil général avec à sa tête le général en chef Daniel Mach en est réduit à espérer un miracle dimanche prochain pour éviter la débâcle, la déroute, la pâtée. Les cantons “prenables” comme celui d’Arles et de Saint-Estève ne lui ont pas souri. Même l’arrière-pays, comme à Latour de France, le joli score au candidat communiste a refroidi bien des ardeurs.
Ben sûr, “on n’est qu’à la mi-temps”, bien entendu, “rien n’est jamais perdu avant le coup de sifflet final”, mais cela commence quand même à sentir le roussi. Plus grave pour les Umpistes, le vaisseau amiral qu’est la ville de Perpignan et l’agglo tangue. Si les anti Alduy réussissent leur mariage et si les électeurs sont prêts à suivre le cortège nuptial, JPA aura chaud les oreilles.
Reste l’inconnu de l’abstention.
Ils étaient très nombreux à ne pas s’être déplacés pour le premier tour. Voilà les réserves de voix pour les deux camps confondus.
Alors, citoyens, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Votez.

En ce temps-là Daniel eut une illumination. Un jour il a entendu l’appel de Nicolas. C’était bien lui. Il le savait, le Daniel, qu’il était possible de s’en sortir adolescent même quand on habite une HLM, il savait que le travail était la seule solution, la seule rédemption pour mener une vie honorable. Il savait tout cela confusément, il pensait même que des hommes et des femmes politiques avaient le même regard sur les choses il voulut les rencontrer. Il a regardé a gauche, il a regardé a droite puis il a entendu LA voix, celle de Nicolas. Alors sa vie a changé et sa mission était toute tracée, il serait, il était le messie de la droite.
Et puis, finalement, tout bien réfléchi c’est quand même mieux que la gauche, et puis comme dans tout combat, c’est l’adversaire qu’il faut choisir, l’adversaire était là aussi devant lui : Bourquin et ses compères, Bourquin et ses comparses. Alors n’écoutant que son maître, Mach-Terminator a revêtu son uniforme de soldat, (général si possible et large aux entournures, avec de l’aisance sous les bras, histoire d’aligner les mandales sans trop de difficulté) et il a regroupé ses troupes pour monter une armée (qui a dit mexicaine?) direction le Conseil général.
Mach attaque, Nicolas est fier de son général. “Fort-Bourquin” est-il en danger ?
D. D.